Calculateur de congés payés

Ce calculateur donne le nombre de jours de congés payés acquis sur la période de référence et l'indemnité due pour un congé, en comparant la règle du dixième et le maintien de salaire. Le salarié a droit au plus favorable des deux. Gratuit, sans inscription, en jours ouvrables comme en jours ouvrés.

Sans carte bancaire · votre SIRET suffit, 2 minutes · prix fixe par établissement

CalculRésultat
Congés acquis30 jours ouvrables
Règle du dixième960,00 €
Maintien de salaire876,92 €
Indemnité due (dixième)960,00 €

Calcul indicatif selon le Code du travail (articles L3141-3, L3141-7 et L3141-24) : acquisition arrondie à l’entier supérieur, indemnité la plus favorable des deux méthodes. N’intègre ni l’arrêt maladie, ni le fractionnement, ni l’avantage en nature repas, ni un accord plus favorable. Il ne remplace pas votre bulletin de paie.

Ce que calcule l'outil

Deux résultats, et ce sont les deux questions qu'on se pose à chaque départ en congé.

Combien de jours le salarié a acquis. Le Code du travail accorde 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours par an (article L3141-3). Quand le résultat n'est pas un nombre entier, il est arrondi à l'entier supérieur (article L3141-7) : sept mois de travail donnent 17,5 jours, donc 18. Si votre établissement décompte en jours ouvrés, l'équivalent est de 25 jours pour une année complète.

Combien lui payer pour les jours posés. L'indemnité se calcule de deux façons, et le salarié a droit à la plus favorable (article L3141-24) :

  • la règle du dixième : un dixième de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence, au prorata des jours pris sur les jours acquis ;
  • le maintien de salaire : ce que le salarié aurait gagné s'il avait travaillé pendant ses congés.

Le calculateur fait les deux calculs et retient le plus élevé.

Comment remplir les champs

  • Mode de décompte. Ouvrables (six jours par semaine) ou ouvrés (cinq jours). Prenez celui qui figure sur vos bulletins — et tenez-vous-y partout.
  • Mois travaillés. Sur la période de référence, qui va par défaut du 1er juin au 31 mai. Les congés payés, les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle et le congé maternité comptent comme du travail effectif.
  • Brut total de la période. Toute la rémunération brute de la période, heures supplémentaires et primes liées au travail comprises. Les primes annuelles qui ne dépendent pas de la présence, comme un treizième mois, en sont en général exclues.
  • Jours du mois du congé. Pour le maintien, le salaire mensuel est ramené à la journée. On compte les jours ouvrables (ou ouvrés) réels du mois : 26 en moyenne en ouvrables, 21 à 23 en ouvrés.

Dixième ou maintien : lequel gagne ?

Cela dépend de l'année écoulée, et c'est pour cela qu'il faut refaire le calcul à chaque départ.

  • Une saison chargée en heures supplémentaires gonfle la rémunération de référence : le dixième l'emporte souvent.
  • Une augmentation en cours d'année rend le salaire actuel supérieur à la moyenne : le maintien l'emporte souvent.

Exemple : un serveur a perçu 24 000 € brut sur la période, heures sup comprises, et touche aujourd'hui 1 800 € par mois. Il pose 12 jours ouvrables sur 30 acquis. Au dixième : 2 400 € × 12 / 30 = 960 €. Au maintien, sur un mois de 26 jours ouvrables : 1 800 € / 26 × 12 = 830,77 €. Il faut lui verser 960 €.

Ce que ce calcul ne couvre pas

  • L'arrêt maladie non professionnel. Depuis la loi du 22 avril 2024, il fait acquérir 2 jours ouvrables par mois d'arrêt, dans une limite de 24 jours. La façon de combiner ces jours avec ceux du travail effectif mérite d'être validée par votre expert-comptable : l'outil ne la tranche pas à sa place.
  • Les jours de fractionnement, dus quand une partie du congé principal est prise hors de la période du 1er mai au 31 octobre.
  • L'avantage en nature repas. En restauration, le repas dont le salarié ne profite plus pendant son congé doit être intégré à l'indemnité (article L3141-25).
  • Un accord ou une convention plus favorable, qui prime toujours.

Le détail de ces règles est dans notre article sur les congés payés en restauration.

Et dans un logiciel de planning ?

Le calcul ci-dessus se fait salarié par salarié, à chaque départ. Dans Shiftop, le compteur de congés de chaque salarié se tient seul — acquis, pris, restants —, les absences apparaissent dans le planning, et les jours posés remontent dans la préparation de la paie transmise au comptable.

Questions fréquentes

On vous répond, tout de suite.

Combien de jours de congés payés par mois travaillé ?

2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (cinq semaines) pour une année complète. En jours ouvrés, cela représente 25 jours par an, environ 2,08 jours par mois.

Comment arrondir les jours de congés acquis ?

À l'entier supérieur, selon l'article L3141-7 du Code du travail. 17,5 jours acquis donnent 18 jours de congé.

Quelle est la période de référence des congés payés ?

À défaut d'accord, du 1er juin au 31 mai de l'année suivante. Un accord d'entreprise ou une convention collective peut retenir une autre période, par exemple l'année civile.

Faut-il toujours comparer dixième et maintien ?

Oui. L'indemnité ne peut pas être inférieure au maintien de salaire, et le dixième peut être plus favorable. La comparaison se fait à chaque prise de congés, pas une fois par an.

Le calcul est-il le même pour un extra ou un saisonnier ?

Le principe est le même, mais un contrat court se solde en général par une indemnité compensatrice de congés payés versée en fin de contrat, calculée selon les mêmes règles — le plus souvent au dixième de la rémunération perçue.

Les résultats peuvent-ils servir de justificatif ?

Non. C'est un calcul indicatif. Le document qui fait foi est le bulletin de paie établi par votre cabinet ou votre logiciel de paie.

Votre planning en ligne avant la fin de la semaine.